Logo Julien Lopez
Logo Julien Lopez

Une opération de l’orteil en griffe à Nice

Avant de réaliser une opération de l’orteil en griffe avec le docteur Lopez, il faut en comprendre ses causes et comment peut-on le traiter.

D'où vient l'orteil en griffe ?

On parle de griffes d’orteils lorsque les orteils latéraux se déforment en flexion ou en extension. Ces déformations peuvent être douloureuses car elles modifient l'appui au sol. Dans la chaussure, l'orteil déformé peut frotter et devenir douloureux, entraînant l'apparition de cors ou de durillons.

La forme la plus fréquente de griffe d’orteil est caractérisée par une déformation vers le haut (extension) de la partie proximale et une déformation vers le bas de la partie distale. La jonction de ces 2 déformations réalise un sommet qui peut rentrer en conflit avec la chaussure. Il existe d’autres formes de griffes d’orteils comme l’orteil en marteau qui correspond à la flexion de la partie distale de l’orteil uniquement.

Les muscles s’insèrent sur les os des orteils par l’intermédiaire de leur terminaison : les tendons. Il existe des tendons extenseurs et des tendons fléchisseurs. La griffe d’orteil traduit un déséquilibre de force entre ces tendons qui déforme l’orteil par le jeu des leviers osseux. Cette déformation se pérennise avec le temps.

Les causes peuvent être liées à une anomalie propre à l’orteil concerné comme un excès de longueur du squelette ou une conséquence d’une anomalie voisine comme l’hallux valgus.

Quels sont les symptômes ?

Le symptôme principal est la douleur. La déformation de l’orteil va engendrer un conflit avec la chaussure et un frottement. La peau soumise à ces pressions se défend et s’épaissit provoquant de la corne sous la forme de cors au-dessus de l'orteil, de durillons à l’extrémité des orteils, ou « d'œil de perdrix » entre les orteils. Cette peau kératosique devient rapidement douloureuse lorsqu’elle s’épaissit, nécessitant des soins d’un pédicure pour la désépaissir. N’attendez pas avant de prendre rendez-vous avec chirurgien spécialisé en orteil marteau ou griffe.

Quelle est l'évolution de l'orteil en griffe ?

L’évolution d’une griffe d’orteil passe par plusieurs stades :
  • Lors de la phase de formation de la griffe, l’orteil se rétracte sur lui-même mais il reste en contact avec le sol. A ce stade, la griffe est souple et réductible.
  • Dans un second temps, la griffe s’accentue avec l’aggravation des rétractions tendineuses, l’orteil commence à se soulever, augmentant le frottement avec la chaussure au-dessus, et perd l’appui au sol.
  • Dans un troisième temps, la déformation progresse, la rétraction tendineuse se poursuit, et l’orteil remonte tellement qu’il finit par sortir spontanément de son articulation, réalisant une luxation.

Cette luxation spontanée favorise la survenue de méta tarsalgies, c’est-à-dire de douleurs plantaires au niveau de la partie centrale des points d’appui des têtes métatarsiennes. En effet, le contact des orteils avec le sol est perdu et ce sont les têtes métatarsiennes qui jouent le rôle d’appui.

Quel est le but de l’intervention sur l’orteil en griffe ?

Le but de l’intervention sur l’orteil en griffe est de le redresser de manière pérenne. Chaque griffe est particulière et seule une consultation spécialisée pourra vous informer sur les gestes à réaliser.

On peut cependant retenir que la chirurgie percutanée de l’orteil en griffe consiste à combiner des gestes :

  • d’allongement tendineux ou de section tendineuses (ténotomies)
  • de libérations des rétractions articulaires (arthrolyse)
  • de détentes tendineuses en accourcissant les phalanges (ostéotomie ou arthroplastie)

Comment se déroule l’opération de l’orteil en griffe ?

L’opération de l’orteil en griffe se pratique habituellement en ambulatoire, c’est à dire une entrée et une sortie de la clinique le même jour.

Le mode d'anesthésie est souvent une anesthésie loco-régionale (ALR) c’est-à-dire que seul le pied est endormi. Cependant, d’autres types d’anesthésies sont possibles comme la rachianesthésie ou l’anesthésie générale. La chirurgie est réalisé sous garrot situé au niveau de la cheville.

La chirurgie percutanée (micro-incisions) trouve largement sa place dans le traitement chirurgical des griffes d’orteils.

Le chirurgien réalise un pansement prenant tout le pied au bloc opératoire. Ce pansement fait partie intégrante du traitement chirurgical et doit être gardé jusqu’au prochain RDV de consultation. Il ne peut être retiré ou modifié que par le chirurgien même s’il est taché de sang. Si vous êtes inquiets concernant le pansement, contactez le secrétariat et nous vous recevrons en consultation dans les meilleurs délais. Nous referons le pansement pour s’assurer qu’il n’y a aucun problème.

Quelles sont les suites opératoires de l'opération de l'orteil en griffe ?

Dès la sortie du bloc opératoire, l’appui est autorisé à la condition de porter la chaussure qui vous a été prescrite en consultation. Cette chaussure est à utiliser pendant 3 semaines. La conduite automobile est interdite pendant 3 semaines.

La première réfection du pansement se fera par nos soins lors de votre rendez-vous postopératoire, 15 jours après l’opération.

La kinésithérapie n’est pas systématique, son utilité sera évaluée par le chirurgien lors de votre première consultation postopératoire.

Quelles sont les complications de la chirurgie de l'orteil en griffe ?

La liste des complications suivantes n’est pas exhaustive mais les complications les plus fréquentes sont mentionnées.

Toute chirurgie expose à des complications à la fois communes et spécifiques au type d’intervention réalisée. Ce risque est variable d’un individu à l’autre en fonction de son âge, des comorbidités (HTA, diabète, mauvais état cutané…) ainsi qu’en fonction de son mode de vie (tabac, alcool, pratique d’une activité sportive).

Certaines complications peuvent être prévenues par des mesures simples telles que :

  • le respect des consignes postopératoires.
  • l’arrêt du tabac.
Complications communes
  • l’hématome est une complication peu fréquente, favorisé par certains traitements médicamenteux (anticoagulants). Certains médicaments à risque peuvent être arrêtés et relayés par l’anesthésiste. L’hématome nécessite rarement une reprise chirurgicale, il se résorbe le plus souvent avec de la glace et du repos.
  • les problèmes de cicatrisation sont exceptionnels grâce à l’utilisation des techniques percutanées et mini-invasives. Leur survenue est majorée par le tabac et le mauvais état cutané.
  • l’œdème n’est pas une complication mais une réaction de l’organisme à l’agression que représente la chirurgie. Afin de diminuer son importance, il est utile d’effectuer son auto-rééducation en bougeant les orteils, de rester au repos pendant 15 jours et de surélever le pied le plus possible lorsque vous êtes au repos. Si vous êtes debout, il faut marcher avec la chaussure spéciale (éviter de rester sans bouger).
  • la thrombophlébite est la formation d’un caillot dans une veine, le plus souvent au niveau de la jambe ou du pied. Sa prévention passe par l’administration d’un traitement anticoagulant pendant 10 jours.
  • l’algodystrophie ou « syndrome régional complexe douloureux » est une réaction exagérée de l’organisme à l’agression que représente la chirurgie. Les symptômes sont : rougeur, raideur, œdème et douleur. L’évolution se fait toujours vers la guérison sans séquelles mais l’évolution est longue (jusqu’à 18 mois). Certaines mesures simples minimisent ce risque:- ne pas laisser la douleur s’installer, prendre de manière systématique les antalgiques prescrits par votre chirurgien pendant les 48h postopératoires
  • prendre le traitement préopératoire (vitamine C)
  • en cas d’antécédent d’algosytrophie, un médicament vous sera prescrit avant l’intervention (lyrica)
  • l’infection peut survenir malgré les précautions (douche préopératoire, préparation aseptique chirurgicale). Elle doit être évoquée en cas de fièvre, de désunion de cicatrice, d’écoulement purulent ou de rougeur importante. Elle nécessite un avis chirurgical.
Complications spécifiques
  • l’insuffisance de correction est la persistance d’une déviation après l’intervention.
  • la pseudarthrose est l’absence de consolidation des fractures. Cette complication est rare grâce à la chirurgie percutanée. L’absence de consolidation osseuse est souvent asymptomatique. Une reprise chirurgicale ne sera envisagée qu’en cas de gênes ou de douleurs.
  • la nécrose osseuse est la mort de l’os par atteinte de sa vascularisation.
  • la récidive de la déformation est la réapparition de la déformation à distance de la chirurgie.
  • apparition d’autres griffes d’orteils: chaque orteil est indépendant et peut subir à son rythme et en son temps les effets de la rétraction musculo-tendineuse de ses propres tendons. Ils sont susceptibles de poursuivre leur processus de déformation, et peuvent demander eux aussi un jour, leur propre intervention.
  • le déplacement secondaire est le déplacement des fractures ou des vis pendant la période de consolidation osseuse. La protection de l’appui avec la chaussure postopératoire diminue ce risque. Il survient le plus souvent à la suite d’un traumatisme ou d’une réception brutale sur le pied opéré.